30.11.2009

Répétition/Essayages costumes/Cie Plein Nord

 

Alicia et Mireille IMG_1671.JPG

 

 

Répétition/Essayages costumes/Cie Plein Nord

IMG_1632.JPGLouise/La Gardienne

23.10.2009

Création 2009/2010 au Théâtre Les Enfants Terribles

Photo news Myspace 2.JPG

 

 

 

La Compagnie Plein Nord/Compagnie de théâtre

 

Création CONTEMPORAINE au théâtre "Les Enfants Terribles" à partir du mois de mars 2010.

Théâtre Les Enfants Terribles

157, rue Pelleport 75020 - Paris -

 

"Comme une Résonnance" texte et mise en scène de VIRGINIE PAOLI

Avec Audrey Goulay, Géraldine Brandao-Vandercammen, Amandine Montecchio, Delphine Rengnez, et Stéphane Otéro.

L’histoire se situe dans un Centre de Repos à Bouvignies, dans le nord de la France, lieu principal de cette pièce où évolue la vie intérieure des personnages, essentiellement féminins, décalés, drôles, mettant en valeur des visages marqués, certains sont comme hantés par une légère folie, fracturés, s’observent, se sentent, et se suspectent même. 
Prêts à tout, ils se donnent au jeu de l’amour, ou en tous les cas de l’idée que l’on s’en fait et de la Résonnance, comme un écho de ces scènes “ Intérieurs jours/nuits”, que l’on retrouve en alternance avec le Centre de repos. Jules et Julie, les personnages des “scènes Intérieurs jours/nuits” vont se découvrir un lien familial qui les unit : 
Celui d’être frère et soeur, avec une mère commune, Mireille, Directrice du Centre de repos de Bouvignies.
Des Corps dans leurs résonnances naturelles, des attaches, des liens familiaux, ils résonnent à l’intérieur, en rythme, comme un boulevard léger aux accents populaires. 
Ils prennent place dans un espace tantôt réel, tantôt apparaissant comme un rêve éveillé ! 

Note de l’auteur/Notes dramaturgiques

Un fantasme permanent dans cette pièce, principalement des femmes, certaines pointées d’un accent, originaires de quelque part, où se mêlent, à l’intérieur, la confusion, *l'intrigue, 
(*Les intrusions comme la lettre, amusent par une action très intrigante, souvent cruellement drôles, décalées, se situent entre l'imaginaire, le rêve, le fantasme et la réalité). 
Quand les personnages rentrent dans ce centre, certains rentrent pour se construire, d'autres pour se reconstruire encore une fois. 
Sans cesse on sait déjà qu’on pleurera sur le passé, entre deux de nombreux rires, et qu’on parlera de l’avenir comme pour y croire encore.
Quand un personnage résonne, il résonne d’abord à l’intérieur, et prend place dans un espace tantôt réel, tantôt apparaissant comme un rêve éveillé.

*BOUVIGNIES : village proche de la Belgique et de 4 grandes villes : Lille, Douai, Valenciennes, et Tournai).

*Scènes Intérieurs/jours et nuits : 
Arrêtés par le temps lui-même, les personnages (de Elle et Lui, et Jules et Julie) n'ont pas les pieds sur terre, ils vont rendre possible tout ce qu'ils peuvent, en alimentant un jeu, un lien familiale qui les unies, celui d’être frère et sœur, une résonnance, un lieu commun que l’on prolonge ailleurs, en l’occurrence ici 
« Le centre de repos »

1) Note de mise en scène :
« Comme une Résonnance », est une pièce où l’on parle aussi autrement, certains personnages marqués d’un accent du nord, belge, ou tout simplement populaire, mettant en valeur des visages hantés par une douce folie.
Chorégraphique, lyrique, d’un bout à l’autre, la mise en scène va se construire sur un rythme soutenu, « comme « la première scène », présentation des personnages, présentée par la narratrice/animatrice », nuancé, dansé, des portes qui claquent, on rentre comme dans un boulevard, des accélérations, alterneront avec des scènes beaucoup plus intenses, en mouvement, plus lentes, sensibles et profondes dans l’écriture contemporaine.
L’espace/temps, que je propose dans cette pièce, va évoluer, se construire comme un puzzle théâtralement intrigant pour surprendre, et tenir en haleine le spectateur.
La narratrice, également présentatrice des lieux, commence et clôture la pièce, de la même manière en lisant le journal à haute voix. Elle s’immisce, donne un avis, et du rythme jusqu’au bout de l’histoire d’une résonnance pas comme les autres.
Le spectateur sera amené en même temps dans un univers concret, des tranches de vies, comme « Le centre de repos de Bouvignies » dans le nord de la France, alternant avec l’espace intemporel, des scènes dites « Intérieur jours/nuits », par un jeu de lumière, une musique très contemporaine, ludique à des bruits mystérieux, presque qu’inquiétants, vont permettre de marquer, plus précisément encore, les changements de lieu, de rythme.
Les scènes« Intérieurs jours-nuits », sont épurées, vides, presque nues, où tout est réalisable, mais arrêté par le temps lui-même. 
Donner de la profondeur, comme des contre-jours, des effets flottant, de manière à créer un espace intemporel, ces personnages au début n’ont pas les pieds sur terre.
Mais les personnages de Jules et Julie vont rendre possible tout ce qu’ils peuvent, en alimentant, un jeu, un décalage, la résonnance d’un lien familiale, une sensualité, un dialogue, un questionnement philosophique dont voici un 


Extrait de la scène Intérieur VIII scène 16 Jules/Julie
« Jules. C’est drôle, j’ai peur !

Julie. Ah oui, moi aussi !

Jules. J’ai peur du vide…

Julie. Et moi j’ai peur du vide et de la mort…

Jules. Et moi j’ai peur du vide, de la mort, et de l’infini…

Julie. Et moi j’ai peur du vide, de la mort, de l’infini, et de l’éternel recommencement…
Jules. Ah ? Tu crois ? Tu crois vraiment ?

Les choses ont une fin, c’est connu…et…

Julie. Les choses ont une fin, Jules, parce que la vie s’achève ainsi.
Elle se termine, pour ce qui reste des vivants ! Mais morts ? 
Quelle différence Jules ? Dis-moi ?

Jules. C’est vrai ! Quelle différence ? Puisque nous sommes bien vivants, et la mort alors ? La mort est-elle vivante ?
Une conscience que l’on ne soupçonnerait pas !
Un esprit ! Une mémoire collective ! Un amour éternel ! Une caresse !
Une éternelle jeunesse Julie ! Je t’aime Julie, comme jamais…je… »

Jules et Julie alimentent ensemble, une solitude à deux, comme dans un rêve éveillé d’une réalité verbal.



2) Pourquoi ce texte, ce thème ? :
« Comme une °Résonnance » est avant tout une comédie d’intrigue, grinçante, et intrigante. Je voulais en tant qu’auteur écrire une histoire humaine, mettant en scène plus que des gens ordinaires, mais des personnalités, des gueules…
J’aime cette richesse, d’avoir la possibilité de donner au spectateur, le plaisir de prendre ce qu’il veut et de s’identifier au personnage de son choix.
J’avais par ailleurs eu l’extrême désir d’écrire principalement des personnages féminins, 
17 personnages au total, (dont 6 personnages principaux) qui gravitent, ils sont à la fois attachants, décalés, drôles, fracturés…pour certains d’entre eux, ils sont plus figuratifs, mais essentiels, car ils m’ont permis de donner beaucoup de rythme à la pièce. 
Pendant l’écriture, je jouais en même temps que j’écrivais, une sorte de petite voix intérieure, puis je relisais à haute voix, sans cesse pour me donner en plus du ton de la pièce…de la justesse, et du rythme, beaucoup de rythme.
Des ruptures, des thèmes récurrents, le sexe, l’amour, et leurs fantasmes, la famille, l’inceste, la mort…ce qui m’a permis aussi d’aborder certains thèmes sous un angle différent.
Tandis que chaque personnage est imbriqué avec l’action, ils la font sans cesse progresser, chorégraphier et deviennent crédibles par une identité sociale (personnages populaires) et une identité psychologique.


3) Le titre de la pièce : » La Résonnance » 
Deux orthographes possibles, « la résonance » avec un seul « N » ou orthographe vieilli avec deux « N N », « la résonnance ».
J’ai fait le choix de la deuxième orthographe, avec deux « N » celle qui s’est imposée d’elle-même.
Cette orthographe résonnait pour moi beaucoup plus vite, 
(Dans le rythme de la pièce) plus loin, se prolongeait ailleurs en se renforçant (dans son passé), vibrée beaucoup plus fort (voix, les pleureuses, rêve éveillé, mystère etc.), entre l’alternance des deux lieux d’une résonnance familiale et dans l’enceinte intérieure des scènes « Intérieures jours/nuits ».